AKWTG - Académie Kung fu Wushu et Taichi chuan Grenoble









Le Taichi chuan (ou Tài jí quán 太極拳). La légende veut que le Taichi soit né de l'observation d'une bataille entre un serpent et un oiseau de proie par un ermite et philosophe Taoïste nommé Chang San-Feng dans la région des monts 'Wudang' (province de Hebai) au 12ème ou au 13ème siècle de notre ère. Etonné par l'efficacité des mouvements souples et fluides du reptile à esquiver les attaques saccadées du volatile, il aurait mis au point une méthode martiale fondée sur cette observation du 'Souple' triomphant du 'Dur'.Mais c'est au 17ème siècle dans une autre région qu'apparaîssent historiquement les premières formes codifiées du Taichi (style Chen) basées sur ces principes, dans le village et les environs de 'Chen Jia gou' (province du Henan), ce fondateur du style Chen s'appelait Chen Wang Ting. Réservé jusqu'alors aux seuls membres de la famille Chen, les enseignements de cette technique ont finalement été prodigués au 19ème siècle à un de leurs serviteurs (nommé Yang Lu Chan) qui étudiait la pratique de ses maîtres et s'entraînait en cachette sans relâche. Il fini ensuite par créer son propre style, le style Yang, simplifiant et adouccissant les mouvements du Chen. Il rendit célèbre en Chine le Taichi, jusqu'alors resté confidentiel, à cette époque, s'offrant la réputation d'un combattant invincible grâce à son style qu'il démontra lors de nombreux tournois. En Taichi traditionnel, d'autres styles sont apparus. En même temps que le Chen, le style Zhao Bao (He), ensuite par évolution et hybridation, le Yang, le style Wu, le style Sun, le Wu hao (différent du 1er), et plus récemment le Taichi Wudang et le Chen Hong (que nous commençons à pratiquer à l'AKWTG avec les plus avancés). A partir des années 1950-60 des formes 'simplifiées' mais respectant les principes du Taichi, dîtes modernes, ont été créées sous l'égide du ministère des sports en Chine pour démocratiser le Taichi, ainsi que d'autres mêlant plusieurs styles (Yang, Chen, Sun, et Wu) pour la compétition (ce sont certaines de ces formes que nous étudions pour commencer l'apprentissage du Taichi, d'abord la forme des 24 Yang, puis la 42 multi-styles, les 32 d'épée ... ). Le Taichi chuan s'inscrit tout d'abord dans ce qu'on appelle les 'Arts internes' (Neijia), qui travaillent sur la compréhention fine de la bio-mécanique et la perception corporelle, ce qui peut amener le pratiquant assidu jusqu'au travail sur la circulation énergétique dans le corps (Qi gong). Comme tout exercice respectant le corps et le faisant bouger, le Taichi constitue un exercice favorisant la santé, c'est pour cela qu'on le qualifie parfois de 'gymnastique douce' (il a été promu pour cela en Chine comme en Occident), puisque ses mouvements généralement lents sont praticables par tous (débutants, personnes agées ou peu sportives ...). Mais il ne faut pas s'y tromper, pour obtenir des effets allant plus loin qu'une petite gymnastique, cela n'est pas simple et cela peut devenir exigent physiquement (mais cela se faisant progressivement et par l'assiduité, cela reste accessible à tous , soyez rassurés ... :) Surtout, enfin ! le Taichi est un art-martial. Sans doute le plus efficace de tous lorsqu'il est maîtrisé, mais aussi le plus dur et le plus long à maîtriser (on a rien sans rien !). En effet, chaque mouvements des enchaînements à l'apparence et aux noms poètiques, recèllent une mine d'applications de self-défense et de techniques de combat, dont la violence pleinement exprimée pourrait faire pâlir les âmes sensibles ... La traduction littérale de Tai ji quan est : la 'Boxe du Faîte Suprême' (le Sommet Ultime de l'Art du Combat), tout un programme ! ... En résumé on pourrait dire que le Taichi chuan résulte d'une synthèse entre le Kung fu, Art de Combat 'Externe' et les méthodes énergétiques 'Internes' du Daoyin Qi gong Taoïste. En somme, il serait une sorte de Yoga chinois issu des arts martiaux, ou encore un Art martial amenant vers l'Energétique et la Méditation. Le Taichi intègre les principes fondamentaux des philosophies Taoïste, bouddhiste et confucianiste, l'intégration de ces principes ne se limitent pas aux gestes du corps, il transforment aussi logiquement la personnalité de celui qui les mets en pratique. Le pratiquant de Taichi chuan cherchera en permanence la posture et la respiration justes, l'harmonisation et l'équilibre des opposés (Yin et Yang qui forment le symbole du Taiji - voir l'icône animée en haute page...) à tous les niveaux, tant physiques que psychiques, aussi bien dans et pour la défense personnelle (si on est amené à l'utiliser pour cela) que pour le bien-être dans la vie de tous les jours (pour soi, dans ses rapports avec les autres, la société, la Nature et le Cosmos tout entier. Lignée de transmission. vidéo.